[Seconde main] Et si la clé, c’était de comprendre ce qui nous motive vraiment ?


Retour sur l’intervention de Thomas Berrhoun lors de la table ronde « Seconde main & Sobriété » organisée par Easy Cash, le 27 janvier à Paris.

🔍 𝗟𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗮𝘁 : La seconde main n’est plus une tendance, mais un fait social et économique : 1 Français sur 2 a acheté un produit d’occasion en 2024 (ADEME). Pourtant, malgré cette adoption massive, elle ne remplace pas encore le neuf à grande échelle.

💡 𝗟𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗮 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗼𝗺𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 :

– Le CREDOC (2024) évoque le manque de confiance (54% des freins déclarés), la peur de l’usure rapide (52%), et un écart de prix avec un produit neuf jugé trop faible (41%).

– Il s’agit ici de freins déclarés, les travaux en psychologie indiquent qu’il existe de nombreux motivateurs (ou démotivateurs) peu déclarés voire peu conscientisés. Exemple : on a tous envie de faire comme la majorité, mais on ne l’avoue pas toujours. Ou alors le mécanisme de la dissonance cognitive qui peut entrer en jeu, soit un conflit entre l’envie d’agir pour l’environnement et d’autres motivations personnelles (le désir de nouveauté, d’unicité, etc.)

🎯 𝗟𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗹𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝗰𝗼𝗻𝗱𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 (et pas seulement rationnelle) :

– Ne pas tenter de motiver tout le monde avec le même argument. L’argument écologique fonctionne chez certaines personnes, mais il ne sera pas source de motivation déterminante chez d’autres. Il faut trouver ce qui le sera en fonction du groupe voire de la personne.

– Cibler les motivations invisibles : derrière un achat, il y a souvent des attentes non exprimées (appartenance, plaisir, sens). La seconde main peut y répondre, à condition de bien communiquer.

– Parler de « consommation responsable » peut conduire à une forme de dissonance cognitive. Mais abandonner cette notion peut dénormaliser l’idée que nous avons une responsabilité à jouer à travers notre consommation.

💬 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝗿 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘂𝘅 : les personnes les moins matérialistes sont aussi celles qui se déclarent les plus heureuses. La seconde main peut être une façon de sortir de la boucle du ‘toujours plus’. Mais gare aux pièges de la surconsommation déguisée !

🔗 Et après ? Les sciences comportementales révèlent des pistes précieuses pour lever les freins à la seconde main – mais attention, l’humain est complexe : chaque public, chaque contexte, chaque produit a ses spécificités.

👉 Un débat riche et concret, à retrouver en replay, qui montre que la transition vers une consommation durable passe par des actions concrètes à tous les niveaux.



👥 Aux côtés d’Hortense Pruvost (Vestiaire Collective), Flavie Vonderscher (HOP), Marie SIMUNIC LECLERCQ (Leroy Merlin), et Sophie MONNEREAU (EasyCash).



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